Une rentrée... qui risque de... gripper !?

, par udfo52

Après la crise qui a permis et va permettre encore de mettre sur le marché de l’emploi des centaines de milliers de salariés, on voit se profiler maintenant des mesures sanitaires contre une éventuelle pandémie grippale. Comme toujours en la matière, l’économie prend le pas sur la santé et la principale préoccupation du gouvernement et du patronat consiste en l’assurance de maintenir toute l’activité donc productivité et rentabilité.

Depuis des semaines, les médias et le gouvernement nous assènent l’arrivée prochaine en masse de la grippe H1N1. Danger réel ou surestimé (au nom d’un soi-disant principe de précaution) il s’agirait d’une vraie question à se poser... et surtout danger pour qui, pour quoi ?

La grippe H1N1 inquiète les dirigeants des pays riches. Même si elle ne tuait pas en masse, elle pourrait gripper la machine économique, alors le principe de précaution qui prévaut est surtout économique.

Pour preuve la circulaire de la Direction Générale du Travail qui se résume à expliquer comment faire en sorte d’assurer la continuité de l’activité économique des entreprises. On y voit clairement que c’est la priorité essentielle bien plus que la santé publique.

Surtout, on y voit les risques de remise en cause des droits des salariés, puisqu’on y explique dans quelles conditions le contrat de travail peut être modifié, ou les conditions de travail revues, que ce soit en terme de durée de travail, de repos hebdomadaire, de télétravail, avec les risques de licenciement dans certaines conditions en cas de refus du salarié. On y voit aussi évoqué le prêt de main d’oeuvre.

Deux crises, l’une économique, l’autre sanitaire, qui bizarrement trouverait une même réponse. D’ici à ce qu’à l’issue de ces crises, le gouvernement nous annonce que le prêt de main d’oeuvre améliore l’efficacité économique des entreprises ou favorise le maintien dans l’emploi et nous annonce que cette disposition sera étendue, il n’y a qu’un pas.

Et on ne pourra même pas aller manifester avec des masques de protection puisque un texte de loi a été adopté punissant le fait de masquer son visage durant une manifestation !

Heureusement, pour défendre nos droits il restera la grève (des salariés non grippés !).