M. SARKOZY A PREFERE LA VISITE D’UNE USINE PLUTOT QUE DE RENCONTRER LES SALARIES EN SOUFFRANCE...

, par udfo52

FO est allée défendre le sort des "besognieux" devant un conseiller présidentiel et la directrice départementale du travail et de l’emploi alors que Nicolas SARKOZY, président de "tous" les français, a préféré faire plaisir à un grand patron de la métallurgie plutôt que d’aller au devant des salariés en souffrance lors de sa venue en Haute-Marne le 20 octobre 2009.

Plutôt que de mobiliser les salariés sur une manifestation à coup sûr réprimée par les forces de l’ordre, FORCE OUVRIERE a choisi de demander une audience auprès du Président de la République afin d’évoquer le quotidien des haut-marnais.

La délégation FORCE OUVRIERE a été reçue par un conseiller du président et la directrice départementale du travail et de l’emploi car M. SARKOZY était beaucoup trop occupé !

Dominique Perchet, secrétaire générale de l’union départementale FO, était accompagnée de
- Hervé Guillemin, secrétaire de l’union de syndicats de la métallurgie, secrétaire du syndicat d’Etilam ;
- Alain Henger, membre du bureau de l’UD, secrétaire du syndicat d’Arcelor Mittal de Marnaval ;
- William Olivo, membre de la commission exécutive de l’UD, secrétaire du CHSCT d’Hachette et Driout ;
- Pascal Denigues, secrétaire du syndicat d’Isoroy.

FORCE OUVRIERE a décrit la situation économique et démographique catastrophique du département en rappelant que
- 96 % des entreprises haut-marnais ont moins de 50 salariés ;
- le taux de chômage est supérieur à 10 % ;
- le salaire moyen haut-marnais est inférieur de 19 % au salaire moyen national et qu’il a baissé de 5,35 % au cours de l’année passée ;
- la baisse démographique et l’absence d’enseignement supérieur qui fait fuire les jeunes ;
- la quasi absence de transports en commun ;
- les conditions climatiques difficiles qui nous obligent à faire fonctionner le chauffage 9 mois sur 12 ; ...

La délégation FORCE OUVRIERE a ensuite dénoncé la dégradation des relations sociales au sein des entreprises et des services publics en insistant sur la nécessité de mise en oeuvre d’actions concrètes rapides en cohérence avec les discours présidentiels et gouvernementaux. Nous avons cité l’exemple de la BSMAT, des services vétérinaires, et de certaines enteprises de la métallurgie.

Elle a également alerté sur le manque d’inspecteur du travail à St-Dizier et de médecins du travail.

Elle a enfin présenté ses revendications, parmi lesquelles
- l’augmentation des salaires et des pensions
- la généralisation de la prime transport
- le maintien de la prime à la cuve
- le gel des licenciements et des suppressions de postes dans la fonction publique
- le renforcement des moyens affectés à l’inspection du travail et à pôle emploi
- la prise en compte réelle et rapide des risques psycho sociaux (détection et prévention) dans le privé et le public
- le développement de l’offre de formation locale et l’ouverture de sections d’enseignement supérieur
- l’abandon de la taxe carbone qui est injuste et plus encore pour les salariés haut-marnais qui ne disposent pas de transports en commun et doivent chauffer leurs logements 9 mois sur 12
- l’abandon de la suppression de la taxe professionnelle
- la suppression du bouclier fiscal.

"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c’est une crise. Depuis que je suis petit, c’est comme ça."Coluche

C’est malheureusement toujours d’actualité !