Qui casse le service public engendre la pagaille

, par udfo52

Ce n’est pas la première fois qu’il neige à Paris ou dans la région ! Le gouvernement veut nous faire croire que les conditions météorologiques exceptionnelles sont la cause de cette pagaille. C’est un peu trop facile !

La pagaille due aux intempéries de merdredi 8 décembre 2010 était prévisible. A force de supprimer les services publics de l’Etat dans les départements, de faire des coupes franches dans les crédits d’investissement, d’entretien et d’exploitation des infrastructures de transports, ... il ne faut pas s’étonner.

Voyageurs haut-marnais mais également entreprises et services commerciaux ont été victimes de ce mauvais temps. Et tous ralent à l’unisson.

Mais un service public de qualité et de proximité digne de ce nom a un coût. Or la politique gouvernementale menée depuis des années visant à réduire le déficit public par l’abandon de missions, la privatisation et des destructions massives d’emploi ne peut aboutir qu’à des situations dramatiques tant pour les salariés que pour les entreprises et les agents publics.

En 2011, les directions interdépartementales des routes devront à nouveau faire face à une baisse d’envrion 30 % de crédits sur l’entretien et l’exploitation.

Ceci se traduit dès à présent, avant même l’hiver, par l’abandon du déneigement de certaines parties de la voirie (1 voie déneigée sur 2 parfois), par l’arrêt de l’éclairage des routes en zone urbain et périurbains, par une baisse de la fréquence des patrouilles de sécurité et de rpévention, par un entretien réduit de la voirie, par une absence de coordination entre les services publics compétents de l’Etat et des conseils généraux.

La défense des services publics de proximité est au coeur de l’action de FORCE OUVRIERE. C’est un choix de société. Si nos décideurs ne changent pas de cap, la pagaille a de l’avenir. C’est vrai pour les transports mais également pour la santé, l’éducation...

Une réforme fiscale juste, égalitaire, redistributive, permettant plus de progressivité en redonnant la priorité à l’impôrt sur le revenu, s’impose afin de permettre le financement des services publics qui doivent répondre aux besoins des usagers et de la République Sociale.

Aussi léger soit-il, le flocon de neige peut être lourd de conséquences lorsque les moyens, les effectifs et les crédits publics ont été gelés.

Qui casse le service public, engendre drame et pagaille.