Présentation de Force Ouvrière

, par udfo52

EN FRANCE

En 1895 est née la Confédération Générale du Travail composée des syndicats regroupés par Fédérations d’industrie et des syndicats de toutes branches regroupés dans les bourses du travail. A cette époque, les fonctionnaires n’ont pas encore de syndicats. Il faudra attendre 1924 pour que leurs syndicats soient reconnus légalement et rejoignent la CGT.

En 1906 est adopté le texte fondateur de notre syndicalisme « la charte d’Amiens » dont une des clauses majeures concerne la liberté et l’indépendance syndicale de tout parti politique, de toute religion et de toute idéologie.

Notre attachement indéfectible à la liberté et à l’indépendance syndicale a amené la scission de décembre 1947 par le refus de voir le mouvement ouvrier soumis à une parti politique, en l’occurrence l’emprise du parti communiste français sur la CGT.

Et le 12 avril 1948 se tient le congrès constitutif de la CGT-FORCE OUVRIERE dans la continuité de la vieille CGT et le respect de la Charte d’Amiens. Léon Jouhaux devient président de la CGT-FO et Robert Bothereau, le secrétaire général. La première initiative d’ampleur de la CGT-FO est l’appel à la grève interprofessionnelle du 25 novembre 1949 visant à obtenir le retour à la libre négociation des salaires et des conditions de travail à travers des contrats collectifs librement négociés entre patronat et syndicats. La loi du 11/02/1950 donnera raison à FO, loi qui établira le cadre des conventions collectives et attribuera à l’Etat le devoir de fixer le salaire minimum (SMIG).

Dès lors, la convention collective librement négociée entre patronat et syndicat deviendra l’axe majeur de la pratique syndicale de FO.

De 1950 à 1989, FO, avec André Bergeron à sa tête, va s’affirmer et développer la culture de la négociation et de la convention collective. C’est dans cette période que FO va privilégier, alors, partout où cela est possible, la négociation, en faisant de la grève un usage aussi modéré et efficace que possible. Les compromis entre patronat et syndicat assurant un statut et des droits collectifs, une progression du salaire et une diminution du temps travaillé sont alors possibles. Cela a valu à FO la réputation de syndicat « modéré », de syndicat « de la signature » alors que la CGT et la CFDT se comportaient en révolutionnaires.

FO, libre et indépendante, considère le syndicat commun un contrepoids contrairement à la CGT et la CFDT qui le considèrent comme un contre pouvoir.

2 autres grands axes orientent l’action de FO : la défense et la promotion des services publics et la défense et la promotion de la sécurité sociale, dans un cadre paritaire.

Puis en 1989, Marc Blondel succède à André Bergeron à la tête de la confédération FO. Le contexte politique et économique a changé. La gauche est passée au pouvoir puis a fait place à l’alternance. Pour FO, il est nécessaire de résister face au capitalisme financier. Elle devient plus revendicative et moins prête à signer. Et pour cause ; les accords proposés n’améliorent en rien le sort des travailleurs. Ils suppriment au contraire des acquis. Maintenant c’est la CFDT qui signe (syndicat qualifié de responsable par le patronat) et de plus en plus souvent la CGT (qualifié lui de revendicatif raisonnable).

En 2004, Jean-Claude Mailly est élu secrétaire général de la confédération FO. Dans un contexte libéral, FO renforce encore son image de syndicat libre et indépendant faisant sienne les valeurs républicaines de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité et leur mise en œuvre.