MOUVEMENT UNITAIRE DES FONCTIONNAIRES DU 22 MAI 2018

, par udfo52

Le 22 mai 2018, 500 fonctionnaires haut-marnais ont répondu à l’appel unitaire de mobilisation des 9 organisations syndicales représentatives pour porter leurs revendications et défendre le service public.

Le 22 mai 2018 les fonctionnaires étaient en grève et 500 d’entre eux sont venus manifester leur opposition à la politique d’austérité imposée aux services publics par le gouvernement à Chaumont, Langres et Saint-Dizier.

Une journée de mobilisation pour
- dénoncer l’absence totale de dialogue social avec le gouvernement ;
- contester le nouveau gel des salaires, l’application de la journée de carence pour maladie et la compensation très imparfaite de la hausse de la CSG ;
- s’opposer à la suppression des 120 000 postes prévue sur 5 ans ;
- manifester leurs inquiétudes concernant l’avenir des services publics.

Il ne s’agit pas uniquement, comme d’aucuns essaient de le faire croire, d’une mobilisation sectorielle et catégorielle de « privilégiés » qui souhaitent voir préservés leur statut et leurs « avantages ».

Il s’agit surtout de défendre le modèle social public ainsi que les services publics et les valeurs qu’ils incarnent :
- Laïcité
- Egalité
- Gratuité
- Indépendance
- Solidarité.

Supprimer 120 000 postes, concrètement, c’est baisser les dépenses publiques, certes, mais c’est aussi et surtout voir disparaître les services publics de proximité, sous-préfectures, préfectures, tribunaux d’instance, hôpitaux, services des impôts … C’est, en conséquence, devoir se déplacer pour faire des démarches administratives, avec les coûts que cela induit, c’est ne plus avoir accès à un service d’accueil physique remplacé par des bornes informatiques, ne plus avoir à faire à des services publics mais à des services gérés par le secteur privé, avec les coûts supplémentaires que cela génère. Remettre en cause le statut des agents publics, concrètement, c’est remettre en cause le mode de fonctionnement des services publics.

Quelques exemples : Rémunérer des agents publics d’un hôpital au mérite, en fonction des résultats, peut conduire un hôpital à opter pour la prise en charge des pathologies les plus banales, pour lesquelles les résultats sont faciles à obtenir, et délaisser les pathologies les plus lourdes, aux résultats plus incertains et moins immédiats. Autre exemple : pourquoi confier la gestion des déclarations d’impôts aux agents de la poste, qui feront payer cette opération 50 euros, alors que ce service est aujourd’hui assuré gratuitement par les agents des finances publiques ? Le projet du Gouvernement va conduire, en l’état actuel des choses, non seulement à la dégradation significative des conditions de travail des agents publics mais également à la dégradation, voire à la disparition, du service public rendu aux usagers

Ces réformes-là, nous n’en voulons pas !

Il nous paraît indispensable que le gouvernement entende les réels besoins des citoyennes et citoyens qui réclament plus de proximité et plus de relations humaines.

Les réformes conduites par le Gouvernement sont à l’opposé de ces principes.

Une réforme d’ampleur pour améliorer le rôle et la place de la fonction publique ne peut pas se faire sans les agents publics et sans les usagers des services publics.

C’est pourquoi nous continuerons d’appeler tous les usagers des services publics, sur l’ensemble du territoire, à se mobiliser aux côtés des agents publics, pour défendre les services publics.

Nous sommes tous concernés par la transformation de la fonction publique et des services publics. La Fonction publique permet d’assurer l’intérêt général et contribue à la cohésion sociale et territoriale. Elle participe d’un projet de société solidaire tourné vers l’avenir, garantissant le vivre ensemble.