METALLURGIE HAUTE-MARNE : L’EMPLOI SE MAINTIENT MAIS PAS LES SALAIRES

, par udfo52

L’assemblée générale de l’Union des Syndicats de la Métallurgie FO de Haute-Marne s’est tenue le 15 mars 2013 à la maison des syndicats de Saint-Dizier. Ce fut l’occasion de faire un point sur la situation de l’emploi dans ce secteur et d’aborder les revendications salariales.

Les représentants syndicaux FO de la métallurgie de Haute-Marne se sont réunis en assemblée générale, vendredi 15 mars 2013 à Saint-Dizier, sous la présidence de Frédéric Souillot, secrétaire fédéral FO de la Métallurgie.

Contrairement à ce que l’on pouvait craindre, il y a 6 mois, l’activité de la majorité des entreprises de la métallurgie se maintient tant bien que mal. La Secrétaire Générale de l’Union Départementale, Dominique Perchet, a noté cependant un recul très net des effectifs intérimaires. Si, lors de l’assemblée générale de 2012 tous s’entendaient à dénoncer le recours macif aux personnels intérimaires (parfois 40 % de l’effectif), aujourd’hui ces derniers ne sont pas recrutés pour faire face à des hausses d’activités mais simplement palier les absences (maladies, accidents, formation...).

Il faut donc rester prudent, car nous savons tous qu’en cas de crise, ce sont d’abord les salariés intérimaires qui paient les pots cassés.

Concernant les négociations salariales, beaucoup sont encore en cours mais les salariés ne se font guère d’illustion. Il faudra faire le bras de fer pour gagner quelques centimes d’Euros.

Aussi, le témoignage des camarades de Freudenberg (Langres) (qui viennent d’obtenir environ + 4 % d’augmentation générale sur les bas salaires et 3 % pour les autres malgré une baisse de plus d’1 tiers du carnet de commande) a fait des envieux et renforcé la détermination de ceux qui sont en cours de négociation.

Les participants ont évoqué les conditions de travail de plus en plus difficiles. Les accidents de travail sont de plus en plus nombreux. Dans certaines entreprises, des primes sont versées si 0 accident est déclaré. Pour maintenir leur pouvoir d’achat les salariés victimes acceptent de faire passe l’accident en maladie. S’ils refusent, les employeurs les présentent aux autres salariés comme responsables du non versement de la prime !

Chez Hachette et Driout, en 2012, 71 accidents de travail ont donné suite à des arrêts de travail. L’entreprise a versé plus de 700 000 € de pénalités pour l’année passée mais, en attendant l’ouverture de la nouvelle unité en construction, rien n’est mis en oeuvre pour améliorer les conditions de travail des ouvriers. C’est comme si le patron payait le droit de tuer. Les camarades qui siègent au CHSCT ont les plus grandes difficultés à remplir leur mandat. Les inspecteurs du travail sont de moins en moins nombreux sur le département. La direction est allertée depuis des années. Elle reste sourde à nos élus. La fédération FO de la Métallurgie a décidé d’aller plus loin et sera reçue fin avril, avec les élus FO d’Hachette et Driout, au cabinet de Michel Sapin, ministre de l’Emploi.