MANIFESTATIONS LE 18 MARS 2014 CONTRE LE PACTE DE RESPONSABILITE DES ENTREPRISES

, par udfo52

En Haute-Marne, FO, CGT et FSU appellent les salariés, chômeurs, jeunes et retraités à venir manifester le 18 mars 2014 contre « le pacte de responsabilité » qui vise à entrainer les organisations syndicales dans la mise en œuvre de la rigueur. Les syndicats exigent le maintien du financement de la branche famille par la cotisation employeur, partie intégrante du salaire (30 milliards d’€) et l’annulation des économies annoncées de 68 milliards d’€ sur la dépense publique dans les 4 ans à venir.

Les haute-marnais sont invités à se joindre aux rassemblements prévus à :
- 17 h 30 devant la Préfecture à Chaumont
- 17 h 00 devant la Mairie de Saint-Dizier.

En amputant la Sécurité Sociale de sa branche famille de 35 milliards d’€, le Gouvernement porte une attaque sans précédent au financement de la Sécurité Sociale et ouvre la porte à sa fiscalisation, c’est-à-dire à l’augmentation des impôts et donc une nouvelle perte du pouvoir d’achat pour tous. Depuis 1945 les employeurs ont obligation de verser une partie du salaire à la Sécurité Sociale : ces cotisations font partie intégrante du salaire appartenant à chaque travailleur.

Déjà des problèmes clés sont posés : • Financer la protection sociale collective par l’impôt revient à l’étatiser. Au bout du processus c’est prendre le risque d’aller vers sa privatisation… comme le système à l’anglo-saxonne où seuls ceux ayant les moyens peuvent avoir une couverture sociale digne de ce nom ! • Qu’adviendra-t-il des allocations familiales qui seront financées par le budget de l’Etat en période d’austérité budgétaire ?

Et le MEDEF a déjà prévenu, après les allocations familiales, il entend s’attaquer à la branche « maladie ».

Accorder de nouvelles exonérations de cotisations sociales patronales, geler les salaires dans le public et n’accorder aucun coup de pouce au Smic, annoncer 50 milliards de réduction des dépenses publiques et sociales sur trois ans, miser en permanence sur la baisse du coût du travail, cela porte un nom : l’austérité économique et sociale.

C’est la politique mise en œuvre par le gouvernement en grande partie à la demande du patronat et dans le cadre du carcan du pacte budgétaire européen qu’il a avalisé.

Aujourd’hui pour les salariés, la priorité va à l’emploi et aux salaires.

L’augmentation des salaires est une nécessité sociale et économique (Smic, point d’indice, prime transport, 13ème mois).

Il est indispensable de retrouver une croissance plus forte, ce qui suppose de rompre avec l’austérité, de traiter les problèmes de compétitivité autres que le coût du travail (innovation, recherche, relations donneurs d’ordre/sous-traitants) ou de limiter la part des bénéfices allant aux actionnaires qui a fortement augmenté ces dernières années au détriment de l’investissement et des salaires.

Pour tout le monde également, l’avenir de la sécurité sociale et des services publics républicains est essentielle. Cela correspond au modèle républicain. Sans solidarité, il n’y a ni liberté, ni égalité.

Dans ce cadre, la réduction de 50 milliards d’euros sur trois ans des dépenses sociales et publiques va être destructrice pour la sécurité sociale et les services publics. Elle va accroître les inégalités car le service public est aussi le bien de ceux qui n’ont rien. Le remettre en cause c’est renier des droits, c’est oublier l’égalité de droits.

C’est pour toutes ces raisons que FORCE OUVRIERE rejette le « pacte de responsabilité ». Celui-ci donne des garanties au patronat et rien aux salariés. Du béton pour les patrons. Du vent pour les salariés. C’est un acte de complaisance politique, un chèque en blanc. Rien de concret sur l’emploi, rien sur les salaires, des discussions recyclées qui étaient d’ores et déjà prévues !

Dire non au pacte de responsabilité, c’est dire oui au progrès social, aux salaires, à l’emploi, aux services publics et à la sécurité sociale.

Dire non au pacte de responsabilité, c’est exiger d’autres choix préservant et améliorant la vie de millions de travailleurs.

Dire non au pacte de responsabilité c’est exiger, maintenant, un changement.