Luc CHATEL : Hôpitaux ... C’est pas moi, c’est les autres

, par udfo52

Le 17 juin 2011, FO était reçue par Luc Châtel, président du conseil de surveillance de l’hôpital de Chaumont, pour évoquer les problèmes du centre hospitalier et de la maison de retraite de Riaucourt mais aussi, plus largement, les problèmes des établissements publics de santé de Haute-Marne.

Les personnels sont à bout. Infirmières, aides-soignants, médecins, … s’en vont vers les établissements privés ne pouvant plus supporter les conditions de travail qui leur sont imposées.

L’organisation des soins est un casse-tête permanent qui se règle par la mise en danger des patients et par des atteintes sans précédent des droits des personnels.

Aussi, la direction de l’hôpital de Chaumont par note interne du 9 juin (qu’elle s’est bien gardée d’évoquer à Jean-Claude Mailly lors de sa visite du « 9 juin » !) informe son personnel soignant, qu’en raison des absences pour congés d’été :
- les horaires les week-ends et/ou la semaine passeraient à 12 h 15 par jour
- les temps partiels pourront être remis en cause.

Seules toute la détermination et la conscience professionnelle de l’ensemble des personnels permettent la continuité du service public dans les établissements de santé. Or elles ont des limites qui sont largement dépassées.

Le quotidien des personnels des hôpitaux et EHPAD de Haute-Marne, c’est :
- la peur de faire une erreur ou un geste irrémédiable dans la précipitation ou par fatigue ;
- des jeunes enfants retrouvés in extrémis avec des perfusions enroulées autour de leur cou ;
- des résidents mieux traités que leurs voisins parce qu’ils ont la chance d’avoir des visites régulières et de la famille qui s’occupent d’eux ;
- des malades condamnés à devenir incontinents parce que les personnels ne sont pas assez nombreux pour les lever ;
- …

A l’énoncé de ces éléments dramatiques, M. Châtel, mal à l’aise, a botté en touche en nous rappelant qu’il n’était pas ministre de la santé et en nous dirigeant vers le président du Conseil Général.

Bref. Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Tant que nos élus refuseront d’admettre que la mise en œuvre des lois « Hôpital – Patients – Santé – Territoire » et « financement de la sécurité sociale » qu’ils ont votée sont à l’origine des dysfonctionnements qui leur sont rapportés et qui les dérangent, FO continuera de dénoncer l’inacceptable. Il est grand temps de remettre les personnels au cœur de la politique de santé publique, car lorsque le personnel soignant va bien, le patient va bien !