FO VOTERA CONTRE LES ORDONNANCES "TRAVAIL"

, par udfo52

Aujourd’hui, les 5 ordonnances « Travail » sont connues. Le calcul est fait, le président Macron a tenu ses promesses de campagne : ces ordonnances « Travail » sont bien évidemment ultra libérales et dans la continuité d’une politique d’austérité poursuivie par les gouvernements successifs.

FORCE OUVRIERE votera donc CONTRE lors des consultations qui auront lieu dans les 15 jours au sein des différentes instances.

En 2016, la loi El Khomri est annoncée par voie de presse, sans aucune concertation avec les organisations syndicales. Le contenu régressif de cette loi et l’absence de dialogue nous ont conduit dans la rue à 16 reprises pour manifester notre mécontentement et faire entendre nos revendications. Malgré notre mobilisation, les journées de grève et les manifestations saute-moutons le résultat n’a pas été à la hauteur de nos espérances.

En mai 2017, suite aux élections et comme il l’avait annoncé dans sa campagne, le président Macron impose la mise en œuvre de la réforme du code du travail par ordonnances et arrête un calendrier de discussion à minima.

Sur demande de FO, par l’intermédiaire de Jean-Claude Mailly, Emmanuel Macron accepte d’allonger les échéances et s’engage à mener de réelles négociations.

Les instances confédérales (Comité Confédéral National d’avril et Commission Exécutive de juin 2017) donnent mandat à Jean-Claude Mailly pour négocier en précisant qu’une mobilisation ne pourra être envisagée qu’à la parution des textes.

Pendant 3 mois, le bureau et les assistants confédéraux engagent un véritable bras de fer avec le gouvernement en travaillant sans relâche, apportant des contre-propositions ne se contentant pas de participer seulement aux 6 réunions de concertation bilatérales mais également par échanges téléphoniques, rendez-vous, courriers… sans pouvoir dévoiler le contenu des accords arrachés difficilement au risque de voir le patronat monter au créneau et perdre le bénéfice du travail réalisé.

Dans un contexte néolibéral généralisé, FO a rempli son rôle de syndicat réformiste exigeant. Cependant de nombreux points de désaccord importants demeurent, tels que :

- L’insuffisance du barème en cas de dommages et intérêts pour licenciement abusif (même si nous avons obtenu une extension du plancher, une augmentation de l’indemnité légale et du nombre de dérogations à l’application du plafond par le juge).
- Le droit à l’erreur en matière de motivation du licenciement.
- Entre 11 et 20 salariés, la possibilité pour l’employeur d’éviter les élections DP.
- La possibilité de négocier par accord majoritaire à 50 % les primes dans l’entreprise (cependant sans accord la branche continuera à s’appliquer).
- …

Aujourd’hui, les 5 ordonnances « Travail » sont connues. Le calcul est fait, le président Macron a tenu ses promesses de campagne : ces ordonnances « Travail » sont bien évidemment ultra libérales et dans la continuité d’une politique d’austérité poursuivie par les gouvernements successifs.

FORCE OUVRIERE votera donc CONTRE lors des consultations qui auront lieu dans les 15 jours au sein des différentes instances.

FORCE OUVRIERE ne valide rien.

FORCE OUVRIERE n’est ni co législateur ni un parti politique.

Le combat n’est pas terminé. La confédération poursuit l’analyse des ordonnances. Il faut être vigilant sur leur interprétation. Toutes les possibilités de recours juridiques sont à l’étude et la concertation se poursuit concernant les projets de décrets à venir.

La facilité aurait été de dire non au début de l’été, de ne participer aux discussions qu’à la marge et d’appeler à des grèves saute-moutons quand tout est fini !

En se prononçant clairement CONTRE ces ordonnances antisociales, FORCE OUVRIERE se doit de fédérer le mécontentement des salariés derrière sa position. Fédérer et organiser une mobilisation dont nous savons que pour obtenir satisfaction, elle doit être interprofessionnelle, reconductible et massive.

Dans sa forme actuelle, la mobilisation du 12 septembre, à l’initiative de la CGT, ne remplit pas ces conditions. Elle réitère la stratégie des journées d’action sans lendemain que nous avons vécues l’an dernier.

Cette réforme du travail n’est qu’une des promesses de M. Macron. D’autres « réjouissances » sont en préparation qui ne concernent pas seulement les salariés du secteur privé (forte suppression d’emplois chez les fonctionnaires et le gel de leur point d’indice, augmentation de 1,7 % de la CSG, abandon des contrats aidés sans solution pour accompagner ceux-ci, réforme de la sécurité sociale, réforme de la formation professionnelle, réforme des retraites...).

S’il est un fait historique qu’une grève générale ne se décide pas au sommet des organisations syndicales, il est cependant de notre responsabilité de la mettre en perspective et de tout faire pour la préparer. C’est cette orientation que nous entendons défendre dans les jours suivants, en particulier par une ou des diffusions auprès des salariés de Haute-Marne.

Afin d’être en capacité d’exiger l’arrêt de la cure d’austérité envers les salariés, les jeunes, les retraités et les privés d’emploi, l’UD FO de Haute-Marne enjoint ses syndicats du privé comme du public à préparer la mobilisation en commençant par diffuser largement l’information et en se tenant prêts à l’action.

L’UD FO de Haute-Marne réaffirme son soutien et sa confiance au bureau confédéral et à Jean-Claude Mailly.

communiqué ce de l’UDFO 52 du 7 septembre 2017