CATERPILAR CHAUMONT (ex EURENOV) 2013 : DELOCALISATIONS, SUPPRESSIONS DE POSTE ET VENTE D’UNE PARTIE DES LOCAUX

, par udfo52

Lors du comité d’entreprise du 29 novembre 2012, la direction de CATERPILAR (ex EURENOV) à Chaumont a annoncé pour 2013 des fermetures de lignes, des délocalisations et la vente d’une partie des locaux.

Les annonces faites par la direction de CATERPILAR à Chaumont n’ont pas surpris les représentants FO qui, depuis des mois, interpellent le président du comité d’entreprise sans jamais avoir de réponse à leurs questions.

Entre le 1er avril et le 1er juin 2013, le ligne "boîtes de vitesse" sera délocalisée en Pologne. La moitié de la ligne "injections" sera transféré en Angleterre. La ligne de moteur Legacy, qui a été transférée d’Angleterre vers la France il y a 9 mois pour un montant de 400 000 € repartira vers l’Angleterre. Quant à la ligne SOFIM DISTRIBUTEURS, elle sera purement et simplement arrêtée au cours du 1er semestre 2013. Enfin, sont en projet la fermeture de la ligne Renault SA ainsi que la finalisation du transfert vers la Pologne de l’usinage Land Rover.

L’entreprise compte aujourd’hui 117 salariés dont 2 CDD, 1 intérimaire et 1 contrat d’apprentissage. Ce sont 13 emplois au moins qui sont en danger. Bien évidemment, il n’y aura pas de Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) car la direction va jouer avec les CDD et intérims, les départs en retraite non remplacés, les départs en retraite anticipés et "l’érosion naturelle". Entendez par là les départs "volontaires".

Et comme si cela ne suffisait pas, la direction a annoncé son intention de vendre une partie du terrain et des locaux (4 615 m2 de surfaces bâties soit 1/3 de l’entreprise). Si la vente projetée se concrétisait, les salariés ne disposeraient plus de quai de chargement, de zone de stockage des produits finis et d’ateliers de peinture et de conditionnement.Aux questions posées concernant les points ci-dessus, la direction a simplement déclaré qu’elle allait y réfléchir.

Les salariés sont furieux et désabusés. Après avoir été contraints de former les travailleurs polonais et leur transmettre leurs compétences, avec des promesses de Caterpilar de leur confier de nouvelles activités, ils se sentent floués par un groupe qui n’a pas plus de respect pour les ouvriers que Mittal.

Les élus FO, soutenus par l’Union Départementale FO de la Haute-Marne, sont décidés à ne pas se coucher devant la "dictature du fric" et à interpeler l’Etat et les élus locaux. Certes, 117 salariés ce n’est pas comparable aux centaines de salariés de Florange par exemple. Prendre leur défense n’est pas très médiatique et porteur. Pourtant, ils sont en droit d’attendre un peu de considération et de soutien.

Il ne suffit pas de faire de grands discours en faveur de l’industrie et de la défense de l’emploi. FO attend des actes.