AUSTERITE : et de trois !!!

, par udfo52

Qu’on le veuille ou non, il s’agit bien d’un 3ème plan de rigueur pour les travailleurs français puisque les mesures annoncées hier par le Président de la République et qui étaient déjà prises lorsque le "Sommet Social" a eu lieu touchent uniquement les travailleurs.

Qui peut croire un seul instant que l’augmentation de la TVA n’aura pas de répercussion sur le pouvoir d’achat des salariés, des retraités, des chômeurs ? Au contraire, elle les touche de plein fouet.

Qui peut croire un seul instant que l’engagement de "négociations" sur le temps de travail et les salaires sera bénéfique pour les salariés ? Après avoir connu la réduction du temps de travail que les salariés se payaient, nous connaitrons l’allongement de la durée de travail sans qu’elle ne soit payée au nom de la "sacro-sainte" compétitivité des entreprises.

Qui peut croire un seul instant que ces mesures auxquelles s’ajoute la diminution des charges sociales pour les entreprises contribueront à ce qu’il n’y ait plus de délocalisation ?

Qui peut croire que la "Banque pour les Entreprises" prêtera à ses dernières avec pour seul but de créer de l’emploi alors que déjà par le passé, nous avons constaté la création d’emplois à l’étranger et le renforcement des bénéfices de ces entreprises ?

En parlant d’ailleurs de cette Banque, le Président de la République souligne que les organisations syndicales seraient "associées" aux décisions d’aides apportées aux entreprises dans le cadre des investissements. Encore un exemple pris en Allemagne ! Nous ne pouvons que nous opposer à cette mesure d’intégration du syndicalisme comme nous nous opposons d’ailleurs aux mesures présentées par d’autres candidats à la Présidentielle dans le cadre de leurs volontés que nous devenions des co-législateurs.

FO, organisation indépendante, conteste et s’oppose à ces volontés de nous intégrer.

Nous constatons également que peu de candidats à la Présidentielle se prononcent pour un retour à l’âge de départ à la retraite à 60 ans, malgrés quelques déclarations alambiquées concernant l’allongement de la durée de cotisations.

Nous constatons que peu de candidats s’expriment sur l’évolution des salaires, des retraites, des séniors, des minimas sociaux et du SMIC.

Nous constatons que peu de candidats s’expriment sur le retour à la Sécurité Sociale de 1945 et sur la défense des services publics.

Nous constatons que peu de candidats veulent revenir sur la RGPP.

Au lendemain de la déclaration du Président de la République Française, les syndicats belges appellent à la grève générale en Belgique contre toutes les mesures de rigueur annoncées chez eux. Nous comprenons cette démarche qui s’inscrit de façon très claire dans la grève en soutenant des revendications claires et en disant "ça n’est pas aux travailleurs de payer leur crise. Elle n’est pas celle des travailleurs".