1er MAI FO DANS LA CONTINUITE DES ACTIONS DU 9 AVRIL 2015

, par udfo52

La Confédération européenne des syndicats (CES), qui dénonce ouvertement l’austérité et son échec, fait de ce 1er mai un 1er mai de mobilisation avec comme mot d’ordre "Assez d’austérité, investissons dans la croissance durable et les emplois de qualité". Ce mot d’ordre rejoint le nôtre pour le 9 avril dernier : "Ça suffit ! Maintenant le social.".

Ce 1er mai arrive après la journée de grève interprofessionnelle et de manifestations du 9 avril dernier qui a été une mobilisation réussie. Plus de 300000 personnes ont ainsi manifesté leur refus de l’austérité, exigeant des réponses du gouvernement. Le principe de cette action a été décidé au congrès confédéral de FO de février dernier, à notre initiative et mis en œuvre à l’appel de plusieurs organisations syndicales, le 9 avril était socialement et démocratiquement sain et révélateur d’un réel mécontentement.

Ce sera l’occasion, une fois encore, de réaffirmer nos positions en toute liberté et indépendance, mais aussi de rappeler notre attachement viscéral aux valeurs républicaines. Les événements barbares qui ont eu lieu début janvier à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher, ont constitué des attaques à la liberté, la démocratie et aux valeurs républicaines dont la laïcité à laquelle nous sommes fidèles et qui suppose effectivement la séparation des églises et de l’Etat.

FO a salué le sursaut républicain du 11 janvier mais a indiqué que ce dernier ne pouvait continuer sans apporter des réponses au niveau économique et social qui sont essentielles, ce qui exige une réorientation de la politique économique et sociale. C’est en opérant une rupture avec la logique économique et libérale en vigueur depuis des années que seront affaiblis les mouvements de rejet de l’autre et la paupérisation galopante. Il suffit de se remémorer l’histoire et de constater aujourd’hui qu’en France, comme ailleurs, la démocratie est menacée quand la crise économique et sociale est présente et s’aggrave et que les gouvernements apparaissent comme anesthésiés ou sous la coupe des marchés financiers. Les peuples élisent des gouvernements, non des financiers qui, eux, sont choisis par les actionnaires.

C’est aussi pourquoi nous ne dévierons pas de nos positions : l’austérité est socialement, économiquement et démocratiquement destructrice.

Nous ne dévierons pas de notre rôle de syndicat : détermination, responsabilité et indépendance et liberté dans la négociation comme dans l’action. Telle est FORCE OUVRIERE.

Exiger une renégociation des traités européens, faire respecter la liberté de négociation et d’association qui ne doit subir aucune contrainte, ne pas noyer le syndicat dans l’intérêt dit général, savoir résister pour conquérir demain, exiger des augmentations du pouvoir d’achat, faire vivre la solidarité, tel est notre rôle.